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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 18:32

 

 

 

         Nous sommes partis récemment nous entrainer au Japon à l'occasion du Master Tour sakura 2013. Une partie des entraînements étaient prévue avec Kuroda senseï. Ce furent des moments privilégiés passés en sa compagnie et celle des élèves japonais. 

 

 

 DSCN0278

Devant l'un des dojos où nous avions cours 

 

 

 

 

La forme, le fond, la libération

 

 

         Lors du dernier cours Kuroda senseï nous a donné quelques clés afin de mieux comprendre son enseignement. Il expliqua qu'il fallait être capable d'aller au delà du kata pour que chaque mouvement que l'on exécute puisse être potentiellement une technique. Il cita d'ailleurs une phrase d'O'senseï pour illustrer son discours qui tenait à peu près les mêmes propos.

 

 

         Avant toute chose il est nécessaire d'éduquer le corps pour arriver à ce résultat, c'est le travail du kata. Il faut d'abord apprendre la forme puis la creuser, la questionner afin de trouver quel secret elle renferme.

Il ne faut pas oublier cependant qu'il s'agit d'un art martial et que les katas sont des situations d'études. Passé un certain temps il faut réussir à sortir du kata et être capable de bouger librement. Il y a d'ailleurs un peu de cette idée je pense dans le travail des formes ura qui débutent dans les mêmes conditions mais changent totalement la forme par la suite.

 

 

images.jpeg

éduquer le corps par le kata


              La route est longue pour arriver à ce niveau et il faut commencer par savoir marcher avant d'essayer de courir. C'est d'ailleurs ce que nous faisons en shinbukan tant au sens figuré que littéral:)

 

 

Des pratiques différentes, des résultats semblabes

 

 

         Ce fût un agréable moment pour clôturer notre séjour martial au cours duquel Kuroda senseï fît passer un message sur le travail de fond dans les arts martiaux en général. Il expliqua qu'il avait déjà vu dans d'autres domaines (karaté, arts martiaux chinois...je crois qu'il parlait d'une forme de Yi Quan) des pratiquants qui pouvaient se mouvoir d'une manière très efficace. Il n'a pas affirmé qu'ils utilisaient les mêmes théories, n'ayant pas pu le vérifier, mais que leur façon de bouger avait quelque chose de différent, que leur corps était "construit". 

 

         Plus que de nous apprendre qu'il existe d'autres personnes capables de bouger comme lui au monde ce fût surtout, je pense, un message  pour que nous comprennions que les principes d'utilisation du corps n'ont rien d'exclusifs et peuvent se travailler dans d'autres disciplines.

 

 

irimi-20nage.jpg

se libérer de la forme

 

 

         Peu importe le style ce qui est intéressant au final c'est de chercher l'essence des mouvements que renferme le kata, le tao, la gamme ou peu importe le nom qu'on lui donne. 

 

 

 

         Voici pour terminer une vidéo que j'ai découverte dans mes pérégrinations martiales sur le net. Elle représente une forme de Taïjiquan appelé Wu démontrer par un haut dignitaire chinois Chu Minyi. Apparemment c'est une des plus anciennes vidéos qui existe dans cette discipline.

 

La première partie est un kata qui dure 3 minutes (ce qui est assez long). Ensuite on voit l'application à deux avec un travail très fluide et en constante connection. 

 

La vidéo se termine avec des exercices plus "scientifiques" sur différents appareils d'entrainement spécifiques et assez ingénieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:46

 

Anecdote Japonaise

 

      J'avais acheté un jean à Yokohama au début du voyage dont la taille ne correspondait pas. 

 

      Je suis retourné dans le magasin un peu plus d'une semaine après. Bien sûr j'avais perdu le ticket et très certainement dépassé le délai légal de restitution.

 

    DSCN0173.JPG

 

  Ne parlant pas japonais je parvins tout de même à me faire comprendre. La vendeuse qui m'accueillit avec le sourire était gênée car elle ne savait pas quand j'avais acheté le pantalon qui était heureusement encore étiqueté! Elle m'a donc demandé la date à laquelle j'étais venu.

 

Je n'arrivais pas à me souvenir quel était le jour précis tellement nous avions fait de choses différentes toute la semaine. Elle a donc regardé dans l'historique des ventes sur trois jours et a finit par retrouver le jean grâce au numéro de série et à ressortir le ticket.

 

      Cette situation paraît banale? Imaginez-vous faire cela en France et la façon dont vous seriez reçu? La vendeuse en question était plus mal à l'aise que moi. Si je me suis excusé plusieurs fois elle s'est encore plus excusé de n'avoir pas été plus rapide!

 

 

Le Giri

 

      Cette expérience m'a remémoré la notion de Giri que j'avais découvert dans un compte rendu sur le Japon réalisée par la sociologue américaine Ruth Benedict.

 

L'ouvrage intitulé "Le chrysanthème et le sabre" est une étude "d'anthropologie à distance" qu'elle a publié suite à de nombreuses recherches sans n'être jamais ni allé au Japon ni avoir su parlé la langue. Ce livre reste une référence lorsqu'on parle de description de la mentalité japonaise d'avant guerre.  

 

 

Le-chrysantheme-et-le-sabre-01.jpg

 

 

      Le Giri est une notion propre aux japonais et ne trouve pas de traduction littérale dans notre langue. On peut le rapprocher de la notion de devoir et d'obligation. (Sur Wikipédia vous trouverez en corrélation l'interprétation intéressante d'Inazo Nitobe, l'auteur de "Bushido, l'âme du Japon" que je vous invite à lire si vous ne connaissez pas).           

 

      Bien que les mentalités aient évolué depuis l'après guerre on remarque facilement comme les gens font très attention à ne pas s'indisposer les uns les autres en respectant les règles d'un "inconscient collectif social". Le Giri intervient ici comme un mot permettant de désigner une manière de se conformer aux codes qui doit finalement relevé du "bon sens" pour tout natif japonais.

 

      J'ai été encore plus marqué que lors de mon premier voyage en 2008 par ces comportements, certainement car j'ai plus pris de le temps d'observer les gens cette fois-ci étant moins surpris par le décor! Peut être aussi car à mesure que j'avance sur le chemin je deviens plus sensible à ces petits détails qui revêtent finalement une grande importance.

 

 

 

 

 

 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 02:57

 

      Voilà déjà plus d'une semaine que nous sommes arrivé à Tokyo. Les journées sont rythmées entre visites et entraînements. Autant dire que nous avons peu de temps pour nous reposer.

 

      Mêlant tradition et technologie de pointe le Japon est un pays assez surprenant à de nombreux points de vue. Tokyo est en tête du classement des mégalopoles avec un nombre d'habitant oscillant entre 37 et 42 millions selon les sondages. La vie ne s'arrête jamais ici et certains quartiers comme Shinjuku sont en permanence animés.

Pourtant malgré cette activité incessante et le nombre d'habitant au mètre carré on ne ressent pas d'agressivité entre les gens. La courtoisie fait partie du monde de vie japonais. Sur bien des points nous pourrions nous inspirer de leur exemple.

 

      Je reviendrai plus en détail sur le voyage à mon retour en attendant voici quelques photos du master tour Sakura 2013. J'en profite pour vous inviter à lire un excellent article que Alex a déjà publié sur le voyage sur son site budomushashugyo.

 

 

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Arrivée à Tokyo Narita Airport:)    

 

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Arrivée au Prince Hotel de Shinagwa   


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Première soirée Karaoké hisroire de mettre dans le bain!


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      Petit tour chez le marchand d'armes


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     Shopping à Yokohama


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Visite de Chinatown  

 

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Devant un temple Bouddhiste à Chinatown

 

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Visite du Temple Meïji

 

 

 

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Visite d'un jardin traditionnel

 

 

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Entraînement chez Kono Yoshinori Senseï

 

 

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Visite au temple d'Asakusa

 


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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 15:12


Je vais essayé au cours de cet article de présenter le Shinbukan Kuroda Dojo et son Soke Kuroda SenseÏ que nous avons aussi vu au cours de notre séjour au Japon. Je dois préciser avant tout que Kuroda Senseï est celui que je "connaissais" le mieux car il vient nous rentre visite en france pour deux stage par an depuis trois ans maintenant. Mais le rencontrer au Japon ou France reste toujours une incroyable expérience, la principale différence est qu'en France on est "chez nous" alors qu'au Japon on se retrouve dans un monde complètement différent avec des moeurs et coutumes toutes autres.

Au japon nous nous sommes entraîné trois à quatre fois par semaine. En général les entraînements durent trois heures. Selon les jours on peut pratiquer les armes, le jujitsu, ou encore faire un cours libre qui donne l'occasion de réviser.


Il est toujours déroutant de voir Kuroda senseï. Même s’il vous accueille et vous enseigne comme si vous compreniez tout on repart du Shinbukan en général avec un sentiment de frustration tant le niveau est élevé. C’est dans ce cas que je me remets en question et cherche de nouvelles alternatives pour progresser, enfin après avoir déprimé :)
. C’est vrai que lorsque l’on voit un grand maître on est toujours perplexe quant aux chances que l’on a d’arriver un jour à atteindre un tel niveau simplement ne serais-ce qu’à reproduire quelques uns de ses gestes. Mais face à Kuroda senseï  je crois que c’est une pensée que l’on ne peut même pas avoir tant le fossé est énorme ! Pourtant lui, lorsqu’il enseigne ne maintient pas cette distance, il crée une ambiance de travail qui fait que chacun à l’impression d’évoluer à son niveau (bien sûr). Il laisse le soin aux élèves de se rendre compte, ou pas, du fossé qui les sépare. Par-dessus tout on sent qu’il aime enseigner et transmettre ce précieux héritage qui lui à été légué. Sans entrer dans les détails on voit bien une fois de plus (comme tous les senseï que nous avons pu côtoyer)  l’esprit d’ouverture dont fait preuve ce senseï aux capacités physiques vraiment incroyables.

Je voulais parler un peu comme je l’ai fait pour chaque senseï des conditions de la pratique, de la manière dont nous avons été reçus mais je ne pense pas que ce soit différent des autres maitres. Je choisi donc ici d’aborder un autre thème.


 
Kuroda senseï est un passionné comme tous les senseï que nous avons rencontré mais il y a une différence importante dans sa manière de travailler. Il a reçu dés son plus jeune âge (il portait déjà l’armure d’entraînement à 5 ans !) un entraînement de la plus haute qualité par son grand père. Il n’a pas eu à chercher et à rencontrer comme les autres senseï des maitres pouvant le guider dans sa recherche hormis un échange, dont il parle dans un article, très fructueux avec Kono senseï. Il a appris les katas de son école dans la plus pure tradition et au plus haut niveau dés le départ, d’où sa manière d’enseigner au plus haut niveau également. Au Shinbukan n’entraient que des personnes confirmé et déjà avancé dans les arts martiaux. De ce fait il n’a pas eu autant de doute que quelqu’un qui n’as pas encore croisé sur son chemin un maitre au niveau vraiment élevé car son grand père été déjà de ce niveau. Mais sans son génie personnel qui lui a permis de comprendre et de faire évoluer cet héritage cela n’aurait pas été possible. C’est un être vraiment passionné comme je l’ai déjà dit. Et il aurait pu se contenter de prendre ce qu’on lui donné sans chercher plus loin. Mais il y a quelque chose en lui qui le pousse à la recherche de la perfection constante. On pourrait penser comme c’est souvent le cas qu’il peut se laisser enfermer dans sa pratique sans se remettre en question et finalement n’exécuter que des enchaînements techniques sans réflexion sur l’application réelle. Bien au contraire ce que l’on ressent face à ce senseï extraordinaire c’est cette impulsion, cette présence qui le pousse toujours à corriger le moindre détail qui fait que pour un kata de kenjutsu par exemple si cela se passait à lames réelles ces détails feraient la différence entre la vie et la mort. Et tout dans son enseignement est basé sur ce principe de préserver la forme originale, celle qui permettait aux guerriers anciens de survivre en combat.



Lorsqu’il enseigne le jujitsu c’est toujours dans l’esprit d’amener le pratiquant à entrer dans « le monde du sabre » car c’est pour lui le plus haut niveau. Et effectivement quoi de plus logique si on peut se défendre face à quelqu’un armé d’un sabre alors à mains nues cela devient un jeu d’enfant. Mais tout reste toujours une question de niveau car à niveau égal c’est normalement celui qui est armé qui risque de l’emporter.

Cependant Kuroda senseï est bien loin de ces considérations terre à terre et ne se soucis guère de savoir si les gens comprennent ce qu’il fait ou pas. Pour lui, enfin ce que j’ai ressenti plus tôt c’est que son héritage est comme un « trésor » qui ne s’épuise jamais et dont il découvre toujours ne nouveaux objets sans jamais être jaloux de les partager pour peu qu’on puisse les comprendre. Je ne veux pas faire sa « psychologie » mais j’aimerais cependant transmettre au lecteur et pratiquant qui peut lire ceci mes sentiments face à quelqu’un d’aussi impressionnant.  En fait Kuroda senseï est assez décontracté au dojo comme d’ailleurs il l’est à l’extérieur en sortie, il fait souvent des blagues et ne se prend absolument pas au sérieux. Il ne joue pas au petit samouraï alors que lui peut vraiment s’en revendiquer. Il fait preuve d’une grande humilité très touchante. Par contre lorsqu’il parle d’arts martiaux ou qu’il prend son ken en main on voit alors tout le sérieux et la concentration de quelqu’un qui a voué sa vie à son art et c’est un spectacle magnifique qui impose le respect et je crois que tout le monde autour dans ces moments peut ressentir la pression du uke face à lui tant elle est perceptible.



Je serai certainement amené à réécrire sur Kuroda Senseï et le Shinbukan car je n’ai absolument pas réussi à tout dire dans cet article. J’ai du moins essayé d’être le plus honnête possible face aux sensations et aux souvenirs que j’ai de ce fabuleux voyage.

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 14:38

Voici comme promis l'article sur ma rencontre au Japon avec Akuzawa Minoru Senseï.

     Nous n'avons pu rencontrer Akuzawa Senseï qu'une seule fois au Japon malheureusement mais ce fût une rencontre très enrichissante.Il avait réservé spécialement pour nous accueillir un gymnase à l'intérieur d'une école.

     Nous avons passé environ trois heures à ses côtés, trois heures au cours desquelles il tenta de nous montrer la méthode qu'il avait développé, l'AUNKAÏ (nom de son école), les résultats auxquels il était parvenu sans rien nous cacher.

      Je dois dire qu'une fois de plus la caractéristique commune aux Senseï que nous avons pu rencontré est cette générosité envers des étrangers venus apprendre,  perfectionner au Japon leur pratique martiale.

Le voici à l'oeuvre avec son élève Mike, un solide gaillard de 120kg, qu'il envoi chuter un peu comme un enfant de 40kg....

      Peu de gens réalisent vraiment la portée de ces mots, "sans rien cacher" mais il faut bien garder à l'esprit que les arts martiaux prennent leur source dans une époque lointaine où la guerre, les duels à mort étaient monnaie courante, à cette époque les écoles détentrices de ce savoir ancestrale ne le délivraient que partiellement à leurs élèves et le plus grand secret était de mise. Bien souvent la transmission totale se faisait à un seul élève (fils du maître ou le meilleur élève) afin de préserver l'unité de l'école. Enseigner ce savoir à des étrangers n'était même pas pensable. Aujourd'hui les temps ont bien changé, de moins en moins de gens s'intéressent vraiment à la pratique martiale pure penchant souvent plus vers un côté spirituel, c'est le reflet de notre époque. Alors voir des étrangers faire le voyage de France vers le Japon uniquement dans le but de perfectionner leur pratique doit certainement touchés ces hommes qui y consacrent leur vie entière, peut être est-ce la le fruit de leur générosité.

     Akuzawa senseï s'est montré très généreux envers nous, mais je dois avouer que trois heures ne suffisent pas à comprendre une méthode affiné au cours d'une vie. A la fin de l'entraînement nous sommes tous partis avec quelques uns de ses élèves, venus juste pour l'occasion, dîner avec senseï qui nous a tous invité à sa table.
Et nous avons passé un agréable moment en sa présence.

     J'ai pu avoir la chance de revoir Akuzawa Minoru lors du stage qu'il a donné le 11octobre à l'occasion de sa venue pour l'embukaï de paris 2008. Cette fois ci nous avons eu plus de temps pour pratiquer et mieux comprendre sa méthode.  
Au Japon il nous avait montré celle ci dans sa globalité, en France il nous as bien expliquer les détails de placement du corps, des membres, de la colonne vertébrale, du relâchement.

Il peut faire la même chose en descendant sur sa jambe d'appui...

      Je dois dire que de tous les senseï que nous avons pu rencontré c'est celui qui "s'éloigne" le plus de la pratique que je recherche, a première vue du moins. Je dis cela car lorsqu'on le vois faire on a cette impression de puissance explosive qui est différente du relâchement et du contrôle comme chez Hino senseï ou chez Kuroda senseï. Effectivement le résultat de sa recherche est différent au final mais en fait assez proche dans sa façon d'utiliser le corps ( bouger unis sans se désarticuler, faire la liaison entre toutes les parties du corps...).
Sa méthode ne consiste qu'en quelques exercices assez simple à comprendre mais difficiles à faire correctement. Elle permet à celui qui la maîtrise d'atteindre une redoutable efficacité en développant un geste très rapide et puissant. De plus face à un adversaire qui force il garde son équilibre de manière incroyable, je me suis retrouvé debout à le pousser et lui était en équilibre assis sur une seule jambe: impossible d'arriver à le bouger!



      Pour ceux qui ont assisté à sa démonstration à l'embukaï je dois dire que montrer sa méthode doit être assez difficile puisque si il devait vraiment porté les coups il faudrait remplacer le uke à chaque fois! Comme beaucoup de maître la qualité de sa technique ne réside pas dans sa démonstration visuelle mais bien dans son efficacité réelle donc si vous doutez allez le voir la prochaine fois qu'il vient pour vérifier. Vous ne serez pas déçu.




Voici une dernière vidéo montrant assez bien les capacités développés grâce à sa méthode et quelques exercices également.


 
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 00:17

Kono Yoshinori Senseï

 


Nous partons en train puis en bus, et à pieds,  pour nous rendre dans la banlieue où vit Kono Senseï. Léo nous a informé qu’il nous reçoit chez lui dans son dojo privé (que j’ai déjà vu en vidéo et qui n’est pas très grand, ambiance très confidentielle). Léo ne s’y ai jamais rendu et nous trouvons avec quelques difficultés, heureusement nous sommes partis suffisamment en avance pour arriver ... juste à temps.

Sa maison n’est pas directement indiquée et c’est après l’avoir appelé qu’il nous attend avec son fils devant chez lui, sans quoi nous serions passé devant sans rien remarquer.

Il nous reçoit donc dans son Dojo privé, là où il recherche lui-même pour toujours s’améliorer, autant dire que c’est un endroit assez intime, cette impression est renforcé par l’étroitesse des lieux. Enfin il doit y avoir 15 tatamis soit pour le Japon un par personne pour chuter et nous sommes dix alors ça vas!


Au départ il ne parle pas trop, il attend nos questions. Mieux vaux preciser que Kono Senseï n'enseigne plus aujourd'hui sauf lors de séminaires occasionnels où il conseil, comme Hino senseï, fréquemment des athlètes, des joueurs de foot, de baseball…. En fait son étude est basé sur les même grands principes d’utilisation du corps de la manière la plus efficace et sans force etc. Kono senseï a longtemps étudié l’aïkido alors forcément la compréhension de son travail est un peu plus facile. Attention, je ne parle qu’intellectuellement parce que pour réussir à faire ce qu’il fait il faut ajouter une grosse dose d’entraînement à la compréhension.



Toujours est -il qu’au fur et à mesure que le temps passe et que nous l'interrogeons, il nous montre de plus en plus de chose, son shiko en suwariwaza est incroyable on dirait à le voir qu’il est sur un tapis roulant; des techniques d’aïkido appliqué sur des saisies peu commune, son lancer de shuriken qu’il peut planter tout en se déplaçant à n’importe quelle distance. En clair c’est un moment très enrichissant. Puis pour finir il nous offre le thé et des petits gâteaux très bons, nous avons encore le temps de lui poser pleins de questions.



En tout je crois que le cour devait être de 2 heures et nous avons dû rester au moins 3 heures et demi en la compagnie de Kono senseï. Il a même tenue à nous raccompagner jusqu’au pont prés de chez lui, ça paraît insignifiant mais c’est par ce genre de petites attentions que l’on est parfois le plus touché, et le Japon c’est aussi ça. C’est amusant car même dans le commerce il existe ce genre de petites attentions (on remplit le verre dés qu’il est vide, on propose toujours a manger avant la fin du service afin que le client ne soit pas déçu, j’ai même étais très surpris car certains restaurant s’ils sont pleins vous proposent de vous rappeler sur votre mobil dés que les places sont libres si vous en connaissait un sur paris qui fait cela, à part les quatre étoiles faites moi signe!) mais d’un côté il y a une prestation monétaire et quantifiable de l’autre lorsqu’un maître vous consacre du temps comme tous ceux que nous avons vu l’ont fait, qu’ils vous invitent au restaurant, qu’il vous raccompagnent… la valeur de l’échange vous rend toujours redevable et ce n’est même pas quantifiable, pour autant c’est bien plus agréable car on entre dans un échange très humain.

                
Au début c’était comme s’il voulait un peu voir nos motivations puis il s’est lui-même pris au jeu et nous a montré des tas de technique dont mon corps doit mieux se souvenir que ma tête. Il nous montrait a chacun d’entre nous pour que tout le monde comprenne bien.

On ne se rend pas bien compte mais en tant que pratiquant d’arts martiaux et « professeur » à notre niveau, être invité par un maître chez lui, dans son dojo privé qui est une partie de sa maison, recevoir autant de techniques, être si bien accueilli c’est quelque chose d’impensable.

Nous avons vraiment eu beaucoup de chance et je compte bien renouveler l’expérience dés que possible!


Voici deux videos de Kono Senseï  sur la deuxième vous pouvez voir son shikko vraiment incroyable!

 

 

 

 

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 18:42

     

           Je suis allé au Japon pour la première fois en Avril dernier. Trois semaines au total. Je n'ai pas pris de notes sur les détails du voyage (je le ferai la fois prochaine), ça ne m'a d'ailleurs même pas traverser la tête tellement j'étais absorbé par le rythme assez soutenu que nous avions!
En fait ce n'était pas à proprement parler un voyage à visé touristique mais un "Master Tour" que nous avons fait.
Nous sommes partis voir en tout cinq maîtres différents, cinq enseignements riches et subtils, cinq personnages passionnés ayant consacré leur vie aux arts martiaux et dotés d'une générosité incroyable. Je vais essayer ici de décrire l'ambiance, les entraînements, les sensations que j'ai eue en parlant de chacun d'entre eux un à un. Je tiens à préciser que je n'opère pas ici une classification dans leurs pratiques respectives car elles sont toutes riches et différentes comme je l'ai déjà dit ainsi je n'ai pas choisi un ordre de présentation particulier. .

Akira Hino Senseï

C'est le premier Senseï que nous avons rencontré en arrivant au Japon, le premier jour. J'avais déjà eu la chance de suivre son enseignement lors d'un stage à Herblay en Mars dernier. C'est un maître renommé au Japon et beaucoup de gens viennent le voir pas seulement venant des arts martiaux mais également des danseurs, des athlètes... Il a commencé les arts martiaux pour perfectionner son jeu de batterie car il est avant tout musicien. Physiquement il n'est pas impressionnant, il doit mesurer dans les 1m65 et peser peut être 50 kilos, ce n'est absolument pas un problème car sa pratique ne repose pas sur l'utilisation de la force mais sur celle de la souplesse et du relâchement. Il travail aussi sur l'intention, pour réussir à réagir avant que l'attaque ne soit développée. C'est intéressant mais difficile.



Nous sommes d'abord allé le voir dans une salle à Osaka où il donne un cours le Lundi soir dans une petite salle de théâtre située en sous sol d'un immeuble. Là nous avons pu pratiquer avec ses élèves c'était un moment agréable et enrichissant. Il y avait parmi eux un pratiquant de combat libre, un 5éme dan de Karaté Shotokan, un militaire et bien d'autre personnes venus de tous horizon. Car Hino Senseï enseigne de manière ouverte et ne s'appuie sur aucune "forme type", je vais le citer pour être plus clair :
"La difficulté est que parmi les gens qui viennent étudier avec moi il y en a beaucoup qui arrivent avec des objectifs très divers. Ils cherchent à étudier des principes qu'ils pourront utiliser dans la danse, le Kick-boxing, le combat libre ou d'autres arts martiaux.
Si on pratique les katas il faut le faire scrupuleusement pour que cela ait un sens. Il est plus simple pour moi de leur enseigner le mécanisme d'utilisation du corps avant d'enseigner le kata à ceux qui approfondiront leur pratique. Au départ j'enseigne donc surtout les principes qui sont ensuite pratiqués sous forme de katas par les anciens." ceci est extrait de l'interview mise en lien sur tsubakijournal et publié dans le magazine Dragon par Léo Tamaki.

Ainsi son enseignement vise avant tout à changer l'utilisation de notre corps en travaillant des principes trop souvent méconnus et pourtant essentiels si l'on veut pratiquer "souplement et relâché".

Puis le jour suivant nous sommes partis au Hino Budo Isntitute dans les montagnes de Wakayama, c'est son dojo et sa maison. Il a lui même tout construit avec l'aide de quelques ushi deshi au départ pour au final se retrouver à deux, lui et sa femme. C'est une grande maison en forme octogonale, avec une pièce centrale qui sert de dojo, des tatamis sont mis de côtés prés à être utilisés. Autour de la pièce centrale et sur deux étages dans chaque angle de l'octogone se trouve une chambre, un studio de répétition, une cuisine, des bains japonais traditionnels,au total 16 pièces assez spacieuses de surcroît. Il en a eu pour dix ans à le finir et quand on voit le résultat on se dit que ça vaut la peine d'être patient!! L'intérieur est en bois importé en grande partie des États Unis par bateau. C'est très joli, ajouté au calme des montagnes, l'intérieur en bois confère au lieu une grande sérénité.

Nous devions rejoindre Hino Senseï au dojo mais comme il s'agit d'un endroit isolé il n'y a que deux bus par jour.... alors nos chemin se sont croisés à la gare routière. Le voir sur un tatami et à l'extérieur ne change pas vraiment son attitude reste toujours décontracté, souriante tout en étant toujours présente.

Dés notre arrivée nous sommes allés nous changer puis avons commencer l'entraînement, en keikogi. Comme nous sommes tous pratiquants d'arts martiaux son cour était accès sur la pratique martiale et l'utilisation du corps dans les arts martiaux. Ensuite nous sommes passé à table pour déguster une repas traditionnel familial typique japonais très gentiment concocté par sa Mme Hino. Là nous discutons un peu, nous lui posons des questions sur son travail que Léo ou Isseï traduisent pour nous. Il nous explique qu'avant d'arriver là où il en est aujourd'hui il s'est énormément entraîné (souvent plus de 12 heures par jour!). Après le repas nous reprenons l'entraînement en tenue de ville, assez inhabituel mais très agréable!


Nous avons passé deux jour en sa compagnie cela fût vraiment une expérience très enrichissante. Je suis pratiquant d'aïkido à l'origine mais même si ce que fait Hino Senseï n'est pas de l'aïkido, les principes qu'il utilise en sont très proches, du moins de la vision que j'ai de l'efficacité dans les arts martiaux de type Ju (souple). Cependant si je dois citer ce qui m'as le plus marqué chez Hino Senseï c'est son travail sur l'intention lorsqu'il vous fixe dans les yeux il se passe quelque chose d'assez spécial. Il arrive à déterminer dés le départ l'intention de celui qui l'attaque, attention c'est ce que j'en ai compris pas l'explication officielle, il est attentif au moindre sourcillement ou mouvement et réagi dés le départ. C'est le point qui m'as le plus marqué mais l'ensemble de son travail est très intéressant. En l'observant on s'aperçoit vite que c'est quelqu'un qui a beaucoup combattu.

Le voyage a donc très bien commencé.

Voici un quelques liens pour expliquer mes propos en images.

-  link 1
link 2
link 3

 

Je tiens à préciser que les exercices où on le voit déséquilibrer quelqu'un avec le regard ne sont qu'un entraînement sur la concentration et le potentiel du regard. C'est à dire qu'il ne s'agit pas de juste fixer n'importe qui dans la rue pour le faire chuter, ce n'est pas de la magie. Mais Hino Senseï comme je l'expliquai plus haut à une capacité lorsqu'il vous fixe droit dans les yeux quasi "magnétique" et il arrive à vous "immobiliser" si je puis me permettre. En agissant de la sorte il vous enlève un cours temps de réaction, infime, quelques centiémes de seconde mais c'est déjà trop. C'est ce qu'il démontre ici. Donc ne vous méprenez pas sur les qualités d'un grand senseï qui n'est absolument pas un charlatant comme il en existe malheureusement beaucoup. Enfin les autres vidéos devraient suffire à vous convaincre.

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