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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 17:32

 

Entrainement à L'école Lajos Kassai


     Il y a quelques temps je postais un article sur Byron Ferguson un archer Américain assez exceptionnel. Suite à cela, Frédéric un lecteur du blog, m'a permis de découvrir l'école Lajos Kassai de tir à l'arc à cheval Hongrois que je ne connaissais pas en me communiquant deux liens vidéo.

 

     Je tenais à vous les faire partager car j'ai beaucoup apprécié. Dans la première vidéo il s'agit d'un mini reportage sur l'école où sont séquencés les différentes étapes de l'entraînement en 9 minutes 35.

 

     On perçoit clairement les phases essentielles pour le futur archer à cheval en commençant par le tir à l'arc fixe au sol, puis en mouvement, enchaînant par la prise de contact avec l'animal puis un apprentissage du dressage impressionnant, en passant par des figures acrobatiques et au final une combinaison du tout par le tir à l'arc à cheval.

 

     La méthode développée est complète et didactique. Pourtant ce n'est pas tant l'aspect tir à l'arc qui m'a le plus étonné. Sans être un expert en dressage j'ai été plus marqué par le travail avec les animaux. Les exercices qui sont démontrés dans la vidéo demandent des années de travail ainsi qu'une véritable relation de confiance avec l'animal. Comme on le voit dans la seconde vidéo c'est seulement au prix de ces efforts cumulés de tir et d'unité avec le cheval qu'il devient possible d'être efficace en course.

 

 

 

 

Lajos Kassai


     Dans cette seconde vidéo on voit Lajos Kassai, le fondateur de l'école, en personne et le résultat de ce qui représente des années d'entraînement:)

 

     Après avoir lu un sommairement sa biographie j'ai découvert qu'il s'agissait d'un homme qui a su réhabilité les traditions de ses ancêtres. L'école est donc assez récente et doit son existence à sa seule volonté. 


     Il y cite quelques performances dont ses trois records du monde avec deux de 12 heures et un de 24 heures à cheval...je ne sais pas trop dans quelles conditions cela est réalisé toujours est-il qu'un examen de 12 heures où plus est assez rare et difficile, qui plus est à cheval. Si j'ai bien compris il précise qu'il n'a pas été chercher ces records pour ce qu'ils sont mais pour coller au plus près de son art et en trouver la véritable essence.  

 

     Sans la partager complètement j'ai bien aimé également la vision spirituelle et philosophique qu'il propose ici:

"I think we were born in this world not as “tabula rasa” but rather as the original destines of our souls, who have been forgotten, because of superfluous daily routine. Only those of us, capable of living without egoism, beyond the common sense, have the chance to find their soul again".

 

     En somme il s'agit d'un véritable chercheur qui voue sa vie à sa pratique et qui tente de faire partager sa passion au plus grand nombre en respectant la tradition. Merci pour cette découverte Frédéric:)

 

 

 

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 14:42

Une fois le Taïkaï passé il a fallu reprendre le travail lundi, après 13h30 d'entraînement sur deux jours autant dire que ce n'était pas la forme olympique!

 

Voici en quelques lignes mon ressentit sur ce weekend martial très enrichissant.

 

La curiosité dans les arts martiaux

 

J'avais déjà écrit à propos de l'importance de la curiosité dans les arts martiaux, mon point de vue est resté le même. Le Taïkaï était pour cette raison, et pour bien d'autres encore, une véritable aubaine.

 

aikitaikai 2012 version 2 2

 

Ce fût l'occasion de tester plusieurs styles d'Aïkido et de voir comment les questions techniques étaient abordées dans les autres écoles. Cela nécessitait de mettre de côté ses acquis afin de pouvoir retrouver l'esprit du débutant, "Shoshin".

 

En confrontant sa discipline à d'autres, en sortant du cadre de pratique habituel, on s'aperçoit que de nombreuses possibilités de réponses existent pour une même situation et qu'il n'y a pas "Une vérité" mais bien plusieurs permettant d'obtenir des résultats semblables. 

 

Quelques années en arrière je m'évertuais à croire en l'existence d'une discipline au dessus des autres, une méthode plus efficace, plus rapide ou plus complexe. C'était une approche réductrice et puérile de la pratique martiale. Désormais je sais que peu importe le style ou l'école c'est le niveau du pratiquant qui fait la différence. Le seul vrai secret réside dans l'entraînement! 

 

Différents experts

 

J'ai pu côtoyer le temps d'un week-end pas moins de 6 experts sur les 15 présents. Si j'en connaissais déjà certains, en Aïkido notamment (Nebi Vural, Philippe Coconi) j'en ai découvert d'autres qui m'ont laissé une très bonne impression.

 

Allen Pittman Bagua, Hsing-I

 

 

Ce fût certainement la rencontre la plus attendue et la plus enrichissante du weekend. 

 

Allen possède une profonde connaissance du corps et la méthode dite "de la sagesse du corps" qu'il a élaborée montre l'étendue de ses recherches. En partant de l'observation de notre évolution depuis la petite enfance et en synthétisant ses savoirs, il a dévellopé une série d'exercices aidant à renforcer et assouplir le corps.

 

Lors du stage nous avons abordé les différentes applications des arts chinois vers l'Aïkido.Nous également avons vu des exercices de lutte Celtique. Forcé de faire un choix cruel...j'ai loupé le cours sur l'utilisation des deux couteaux!

 

Jean-Michel Leprètre : Systema école Ryabko

 

 

J'avais depuis longtemps envie de tester le Sytema. C'est chose faite. Je suis content de voir que l'idée que j'avais de leur pratique n'était pas trop éloignée de la réalité.

 

Même si il ne s'agissait là que qu'une initiation j'ai trouvé leur approche martiale intelligente et pragmatique. Le systema n'étant pas aussi codifié que l'Aïkido il permet une liberté de mouvement trés appréciable, surtout pour un aïkidoka!

 

Phillipe Grangé Aïkido Interne


 

C'est la première fois que je voyais Grangé Senseï. Son Aïkido s'inspire de différentes influences dont celle de Yamaguchi Seïgo mais également d'une étude approfondie des arts martiaux chinois.

 

C'est une forme d'Aïkido efficace, minimaliste qui m'a parlé. J'ai retrouvé dans certains exercices des similitudes avec ceux démontrés par Hino senseï. 

 

Marc Bachraty

 

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Je n'avais pas, et n'aurais peut être jamais, pris le temps d'aller à la rencontre de senseï de la FFAAA sans le Taïkaï. De part le peu de temps dont nous disposons nous sommes obligés de choisir et d'aller à ce qu'il nous semble être essentiel pour évoluer dans notre passion.

 

Pourtant la rencontre avec Marc Bachraty m'a démontré qu'il serait bien de prendre parfois le temps d'aller voir ailleurs ce qu'il s'y passe! 

 

J'ai découvert un Aïkido différent et pourtant pas si éloigné de ma pratique. J'ai retrouvé les mêmes principes de déplacement linéaire plutôt que circulaire, de travail léger et précis tout en restant dynamique. Et chose plus importante j'ai fait la connaissance d'un homme dont l'Aïkido était à l'image de son caractère: généreux.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 14:40

Comment j'ai connu l'Aïkido

Voici une vidéo que j'ai retrouvé sur Daily Motion extraite d'un reportage "les arts martiaux du Japon" réalisé par Michel Random dans les années 70.

L'extrait ci dessous montre (à partir de 1:10) le Doshu de l'époque Kishomaru Ueshiba (fils du fondateur) éxécutant différentes techniques en taninsugake, attaque de plusieurs adversaires munis ici de jo, puis on le voit officier une cérémonie en l'honneur d'O senseï. Un peu plus loin (vers 3:30) il démontre des techniques en jo-nage, en hanmi-handchi et vient ensuite une démonstration de Yamaguchi Senseï toujours en taninsugake mais également avec le ken et en suwariwaza waza. La démonstration se termine avec le Doshu qui démontre à nouveau des techniques en jo-nage ainsi qu'en niningake et saningake (technique réalisé sur deux et trois partenaires en simultané). 

Ce court instant représente un moment décisif à mes yeux puisque c'est après l'avoir vu que j'ai décidé de m'orienter vers l'Aïkido. J'avais alors 16 ans et après avoir essayé plusieurs sports de combat qui me laissèrent sur ma faim je recherchais une discipline basée sur la souplesse et qui mette l'accent sur le développement personnel plus que sur la compétition. 

C'est ainsi que je franchis les portes du dojo régional d'Herblay et m'inscrit à l'ASH Aïkido. C'était alors le début d'une histoire que je n'imaginais pas continuais de la sorte! Ce n'est que plus tard que me vint le goût de l'enseignement et que je compris que l'Aïkido ferait partie intégrante de mon existence ce quelque soit les sacrifices à faire.

         


Un documentaire riche et inédit 

J'ai retrouvé l'intégralité du reportage sur Daily Motion. Je l'ai regardé à nouveau et même s'il a vieilli vous constaterez que c'est assez bien fait pour l'époque. A priori c'était la première fois que les écoles Araki Ryu et Katori Shinto Ryu se laissaient filmer par des caméras étrangères (françaises du moins). On y voit Ritsuke Otake jeune démontrer plusieurs katas de son école mais aussi de nombreuses autres écoles (dont une de kusarigama réservée aux femmes) qui ont accepté de montrer quelques échantillons de leur pratique.

Comme vous le constaterez pour l'Aïkido les commentaires sont parfois un peu trop ésotériques à mon goût comme "projeter des personnes hors du champs de perception des 5 sens?" il faut cependant remettre le reportage dans son contexte historique et se rappeler qu'à cette époque là certains magazines d'arts martiaux présentaient des disciplines où les projections se faisaient par l'utilisation de la psyché...

Ce qu'il faut retenir est le travail de recherche assez important effectué par le journaliste Michel Random qui a certainement permit aux amateurs de l'époque de découvrir un certain nombre d'écoles alors inconnues en France. Je voulais partager ma nostalgie de revoir un document qui m'a suffisamment marqué pour qu'adolescent j'aille poussez les portes de mon premier dojo:) 

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 21:58

Vidéo de Sytéma par Vladimir Vasiliev

J'ai publié récemment un article sur le rythme et ses applications lors de l'entraînement. Voici une vidéo de Systema, un art martial russe que j'apprécie sans pour autant le pratiquer.

Il s'agit d'une démonstrations de Vladimir Vasiliev, un des représentant majeur de cette discipline. 

 

 

 

 

Les techniques sont exécutées en souplesse et à un rythme tranquille. Il existe de nombreuses autres vidéos montrant différentes applications plus rapides plus puissantes mais j'ai volontairement choisit celle-ci car il me semble que c'est la partie la plus intéressante qui permet d'entrevoir l'efficacité et la précision de cet art lorsqu'il est maîtrisé. On imagine facilement quels réflexes cet entraînement permet de développer.

Je n'ai jamais pratiqué le Systema comme je l'ai déjà précisé pour autant je comprend l'engouement qu'il suscite parmi de nombreux pratiquants de courant divers.

systema syncretique

Il s'agit du site de Elie Edme, un pratiquant d'Aïkido qui s'est orienté vers le Systema depuis quelques années. Je conseil la lecture de son site à ceux qui veulent approfondir leur connaissance du Systema.

Il livre des articles clair et documentés sur l'utilisation du corps lié aux principes de la biomécanique.

Lorsque j'ai lu ses différents articles j'ai vraiment été touché par sa passion et son envie de la partager.

Elie enseigne désormais su Paris, rue Macé et rue Henri Reignault au Kishinkan Dojo.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 14:18

Théorie dans la pratique

Bien souvent nous utilisons de nombreux termes techniques barbares, incompréhensibles pour une personne non initiée. C'est un état de fait que l'on retrouve dans la plupart des domaines à mesure que l'on à affaire à des passionnés ou des spécialistes. Leur vocbulaire inclut des mots permettant de raccourcir certains concepts long à expliquer ou des expressions qui semblent obscures. Pensez à ce que peut évoquer "prendre le centre" qu'utilisent tant d'enseignants d'Aïkido à des non-pratiquants.

theorie

Théorie dans la pratique (1+1=2:))

L'emploi de termes techniques spécifiques a divers avantages.Il permet entre autre l'assimilation et le développement poussé de concepts qui deviennent de plus en plus complexes à mesure que l'on avance dans e processus d'acquisition des connaissances.

Nous  échafaudons des théories de la pratique visant à optimiser l'efficacité de nos actions. En étudiant les comportements, en passant en revue les différentes réactions possibles selon les situations de combat nous rapprochons la pratique martiale des science sociales praxéologiques qui tendent à montrer que les actions humaines suivent une logique qui leur est propre.

Ce travail d'analyse et de perfectionnement constant est ce qui rend la pratique vivante et qui l'enrichit, alors même que, vu d'extérieur il semble que ce soit les même gestes qui sont inlassablement répétés. 

Julien Yannick-051

La pratique

Il reste qu'il ne faut pas oublier qu'il est bon et même essentiel de sortir de ce carcan et de se laisser aller de temps en temps dans un travail plus libre qui permet de vérifier et d'améliorer les théories. 

Pratique dans la Théorie

Un des dangers qui nous guette est de s'enfermer dans une pratique qui n'est plus que théorique et de se retrouver dévasté le jour où la théorie s'écroule!

 

La théorie s'écroule...

 

Il est important une fois que l'on possède des bases solides dans un domaine d'aller voir ce qui se passe ailleurs, et pas uniquement dans sa propre école ou discipline. Pour peu que l'on ne s'éparpille pas, c'est une démarche riche en enseignements. 

Si l'histoire nous a laissé une leçon c'est qu'il n'existe pas un art ultime surpassant les autres-dans le cas contraire il aurait depuis longtemps connu un succès mérité-et qu'il est essentiel de conserver cette curiosité du débutant capable de recevoir sans a priori.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 23:53

 

La méthode Alexander


Comme je l'écrivais dans un récent article l'objectif principal des arts martiaux est d'arriver à un maximum d'efficacité avec un minimum d'efforts. Le but est facile à énoncer mais comment y parvenir?

Une piste de Kuroda senseï

Il m'est arrivé à quelques reprises d'entendre maître Kuroda évoquer une certaine "méthode Alexander". Chaque indice étant précieux pour parvenir à avancer dans l'utilisation du corps si sophistiquée qu'il propose que je me suis empressé de faire quelques recherches sur cette mystérieuse méthode.

La méthode Alexander est brièvement présentée sur cet article de Wikipédia. On y découvre notamment que l'essentiel du travail à trait aux proprioceptions conscientes et inconscientes. (Un autre article de Wikipédiaexplique succinctement ces termes.) Par un travail pointu l'élève semble apprendre à connaître les mécanismes subtils de fonctionnement du corps, comprendre comment la gravité agit et comment l'utiliser pour bouger avec le moins d'efforts possibles.

 

FMatthiasAlexander

Frederick Matthias Alexander

 C'est par l'intermédiaire de son éditeur qu'il y a quelques années maître Kuroda a entendu pour la première fois parler de la méthode Alexander. Celui-ci venait de publier des ouvrages sur cette méthode d'éducation et lui en envoya des exemplaires. Si Kuroda senseï n'a jamais étudié ou pratiqué cette méthode, la lecture de ces livres lui a donné le sentiment que cette recherche, par quelques aspects, était similaire à la sienne.

 

kuroda.jpg

Lors d'un cours avec maître Kuroda à Tokyo

 F. M. Alexander explique qu'il faut se concentrer sur notre propre position, écouter nos tensions pour les éliminer, trouver comment les relâcher en utilisant la gravité et pouvoir réaliser le mouvement sans efforts et sans être "arriviste". Mais en quoi un travail postural peut nous aider dans la pratique martiale?


De l'importance de la posture

J'ai souvent eu la frustrante sensation lors de la pratique que mon corps ne m'obéissait pas, que le geste que je désirai réaliser ou imiter m'était impossible. C'est probablement une sensation commune aux pratiquants qui s'efforcent de reproduire les mouvements d'un expert, quel que soit le domaine. Le geste que l'on a observé attentivement et qui semble si simple d'exécution se révèle alors impossible à réaliser de la même façon. Un mouvement léger devient pesant, un corps uni devient désarticulé… Bien entendu un tel geste ne peut être efficace. On se retrouve alors face au choix de compenser notre incapacité en utilisant de la force ou de voir son geste ne pas produire l'effet désiré.
Je me souviens d'un stage d'Aïkido il y a plusieurs années où j'essayais de faire la technique shiho nage. Maître Tamura est venu et m'a dit "Avant de faire shiho nage apprends déjà à te tenir correctement!".
Sans aucun doute mon axe était complètement déstructuré et ma posture ne pouvait me permettre de réaliser quelque technique que ce soit. Tamura senseï, lui, me démontra alors la technique avec l'aisance habituelle qui le caractérisait!

 

alexander2_1.jpg

Différentes postures: la dernière est celle préconisé dans les deux exemples

 Si nous ne nous corrigeons pas nous-mêmes avant de penser à finir la technique nous sommes condamnés à nous enfermer dans une pratique répétitive stérile, fatigante et finalement rapidement lassante! C'est un point que j'estime essentiel dans la pratique. Je crois que c'est en ce sens qu'il existe notamment des parentés entre la méthode Alexander et le travail que nous propose Kuroda senseï mais aussi les maîtres Kono ou Hino entre autres.


La difficulté supplémentaire des arts martiaux

Contrairement aux danseurs, musiciens ou cavaliers chez qui la méthode Alexander est répandue, en tant que pratiquants d'arts martiaux nous évoluons dans des situations conflictuelles. Nos gestes doivent donc être corrigés en même temps que nous devons apprendre à lire et gérer le corps et l'esprit de nos adversaires. C'est la prise en compte de ces points qui fait notamment la richesse du travail de Kuroda senseï, au-delà des ressemblances avec la méthode Alexander.

 

Court reportage vidéo sur Kuroda senseï

 Si ce type d'entrainement est assez pénible au départ il est tout de même réconfortant de savoir qu'au delà de l'aspect "primaire" qui consiste à faire "fonctionner" une technique, nous avançons dans la connaissance de nous-mêmes. Un travail essentiel qui donne tout son intérêt à la pratique martiale.


 

 

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 23:57

 

Ayant actuellement un emploi du temps assez chargé j'ai parfois du mal à trouver du temps à consacrer à l'étude entre les cours d'Argenteuil, ceux du Kishinkan et mon emploi. Ma pratique personnelle se résume généralement à une heure d'entraînement solitaire le matin mais je ressens aussi le besoin de recevoir un enseignement régulier en allant en stage. C'est pourquoi j'ai été très heureux de pouvoir faire intégralement le stage du 28 et 29 mai de Hino Senseï.

HinoSenseiSmiles2.jpg

(photo empruntée à mon ami Stéphane Crommelynck:)


Une compréhension sur la durée
Cela fait maintenant trois ans que je suis l'enseignement d'Hino Senseï. Son travail sur l'utilisation du corps ainsi que sur la conscience (ishiki) et le ressenti (kanjiru) est aussi précis que passionnant.
Après avoir suivi durant plusieurs années l'enseignement unique de Tamura senseï, Hino senseï fût l'un des premiers maîtres que j'ai rencontrés et il me fit une très forte impression. Toutefois son enseignement me laissait parfois perplexe et je ne comprenais pas toujours la finalité des exercices proposés. Malgré tout j'avais décidé de lui faire confiance et de travailler en suivant ses indications.
Le temps passant notre compréhension augmente, notre œil s'affine et notre sensibilité s'accroit. Étant aujourd'hui plus familier de son travail c'est avec plaisir que j'ai constaté lors du dernier stage que les pièces du puzzle se mettaient naturellement en place. Son travail sur le kyokotsu (point situé au niveau du sternum), l'utilisation du principe de la vague (ondulation du corps de bas en haut) ou celle du rythme (le sien et celui de l'adversaire) m'apparaissaient plus clairement que jamais et prenaient sens.
exercice d'Ihsiki (saisie de l'intention)

Dans la pratique nous avons parfois l'impression d'être sur la bonne voie, parfois celle de nous égarer ou de stagner. Les moments de doute sont importants car ils nous permettent de nous remettre en question mais ils présentent aussi le risque de nous voir nous arrêter ou renoncer à approfondir certains types de travail. Lorsque l'on a la chance de suivre l'enseignement de maître tels que Hino senseï la confiance qu'on leur accorde dans ces instants est toujours récompensée et je suis heureux de pouvoir continuer à progresser sous sa direction.
hino-akira-002.jpg

Un enseignement généreux

Hino senseï est un maître très généreux. Cela diffère des méthodes d'enseignements traditionnelles japonaises mais il prend toujours le temps de faire sentir à nombre de participants le travail recherché, n'hésitant pas à recommencer si la personne n'a pas compris. De même il ne s'embarrasse pas de démonstrations spectaculaires et va toujours à l'essentiel, les principes de l'utilisation du corps. C'est un point essentiel qui rend sa méthode universelle pour qui sait mettre de côté ses acquis personnels. C'est aussi une des raisons pour lesquelles ses stages réunissent des pratiquants de tant de disciplines différentes.

Voici la vidéo de la préparation à la NAMT 2009

Comment conserver les acquis d'un stage

Comme beaucoup je me demandais au début comment entretenir ce savoir que l'on ingurgite en quelques jours et le faire fructifier? Aujourd'hui sans forcément travailler les exercices tels quels, j'essaye d'intégrer les principes d'utilisation du corps de Hino senseï à mon entraînement quotidien personnel et lors de mes cours.
C'est souvent sans chercher à travailler un point spécifique qu'un exercice ou un principe me reviennent à l'esprit comme une évidence sur telle ou telle technique. Naturellement la pratique et l'enseignement s'en trouvent enrichis et approfondis, sans compter que les élèves apprécient de sortir à l'occasion du cadre strict de la technique.
Je crois donc que l'essentiel pour les gens qui suivent l'enseignement de Hino senseï tout en ayant une autre pratique régulière est de travailler occasionnellement ses exercices mais surtout de garder ses principes à l'esprit en essayant de les faire ressortir dans le travail habituel.
Pour terminer voici le kata (très long 2mn23) qu'a élaborer Hino Senseï et qui renferme de nombreux principes et applications.

 

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