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L'entrainement

Publié le par julien coup

L'objectif ultime du BUDO est une transformation personnelle, créant des êtres socialement intégrés et capables de contribuer avec toutes leurs facultés et toute leur sagesse à la résolution de difficultés : un objectif très ambitieux s'il est pris au pied de la lettre ! Pourtant, les discussions philosophiques sont rares dans un Dojo (nom du lieu de pratique). L'exigence première est celle de maîtriser les lois du mouvement corporel, de l'équilibre, du tempo avec un partenaire attaquant, de la respiration... 

Les pratiquants s'entraînent sans relâche pour "capter" le mouvement du partenaire, se mettre à son diapason, et réorienter l'énergie de son action vers d'autres directions, l'amener en déséquilibre (Kuzuchi), tout en restant eux-mêmes bien "centrés", c'est à dire stables.La plupart du temps les techniques s'étudient avec un partenaire, chacun attaquant l'autre à tour de rôle pour lui donner l'occasion de perfectionner son mouvement. La répétition des mouvements (Uchikomi) est la base de l'enseignement.

Dans une telle étude, il n'y a jamais ni vainqueur ni vaincu, seulement deux personnes qui s'entraident en respectant leurs niveaux respectifs dans la connaissance de l'art : UKE (l'attaquant) et TORI (qui exécute la technique). La chute, pour spectaculaire qu'elle puisse être pour un observateur extérieur, fait partie intégrante de l'étude du mouvement, ce n'est jamais une défaite. L'Aïkido ayant été conçu pour faire face à des situations comprenant plusieurs attaquants, les entraînements de pratiquants avancés incluent des mises en situation avec deux, trois voire davantage de partenaires pour TORI.

Suivant le niveau atteint par les pratiquants et les effets recherchés pour la séance d'entraînement en question, UKE offre un degré variable de résistance aux mouvements de TORI (Voir la rubrique AIKI-GEIKO), lui permettant de développer souplesse, mobilité, ou bien puissance dans l'exécution. Toutefois, un principe fondamental reste que UKE ne doit jamais "bloquer" l'exécution d'un mouvement par TORI, ce qui d'une part, serait contraire à l'esprit d'entraide dans l'apprentissage, et d'autre part pourrait se révéler dangereux pour UKE sur des techniques à l'efficacité prouvée. 

Ce principe de non-résistance peut donner l'impression à l'observateur extérieur non averti que l'attaquant est complaisant pour l'"attaqué". En réalité, il est difficile de mesurer cette complaisance quand on ne perçoit pas les contraintes et les résistances qui sont réellement mises en jeu. Dans tous les cas, l'entraînement doit minimiser les risques de blessures ou d'accident, tout en conduisant les pratiquants à des attaques de plus en plus réalistes en fonction de leur niveau d'expérience acquise. Il doit toujours être conduit sous la supervision de personnes qualifiées et expérimentées dont il convient de suivre strictement les instructions. 

Bien qu'aucune qualité physique particulière ne soit requise pour commencer la pratique de l'Aïkido, qui n'est pas un sport, on observe qu'une pratique régulière développe la tonicité musculaire, entretient et améliore la souplesse des articulations, tonifie d'une façon générale et développe la puissance tout en respectant l'équilibre symétrique du corps, tous les mouvements étant exécutés indifféremment des côtés droit et gauche. D'autre part, tout cours d'Aïkido commence par des exercices de mise en condition physique et mentale (décontraction, assouplissements, échauffements, respirations). 

Les mouvements d'Aïkido mettant en jeu toute l'inertie du corps, il n'est pas nécessaire d'être doté d'une grande force physique pour exécuter des mouvements puissants et atteindre un bon niveau d'efficacité. Les entraînements d'Aïkido peuvent revêtir une grande variété de formes différentes, permettant à tout un chacun d'apprendre et de progresser à son rythme en respectant ses caractéristiques physiques. Pour cette raison, l'Aïkido peut, sans restriction autre que celle de jouir d'une bonne santé générale, être étudié à tout âge par des personnes des deux sexes.

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Naissance de l'Aïkido

Publié le par julien coup

L'Aïkido est un art martial authentiquement japonais élaboré principalement au cours de la première moitié du XXème siècle par Morihei UESHIBA (1883 - 1969) à partir de ses connaissances approfondies dans nombre d'autres arts et traditions martiales étudiés avec des maîtres de renom, en particulier le Jü-Jütsu (techniques à mains nues, précurseur du Judo), et différentes formes d'escrime traditionnelle (sabre, lance, etc.). Me UESHIBA étudia en particulier de manière approfondie auprès de Me Sokaku TAKEDA, héritier de l'école Daïto-Ryu Aïki-Jütsu, les techniques de base qui devaient ultérieurement donner naissance à l'Aïkido moderne tel que nous le connaissons aujourd'hui.



Me UESHIBA était également un homme en quête de spiritualité et son parcours fut imprégné de différentes traditions philosophiques ou religieuses (notamment le Shintoïsme traditionnel japonais). Nombre d'exercices de purification par la respiration, en particulier, toujours pratiqués en préparation des séances d'Aïkido tirent leur origine de cette recherche. C'est à partir de 1948 qu'il baptisa son enseignement, à l'époque réservé à un cercle très restreint de personnes, du nom d'Aïki-Do, indiquant ainsi qu'au-delà de la maîtrise de techniques d'origine et d'essence guerrière,il assignait à son art une toute autre mission : les techniques d'Aïki s'offraient alors comme une véritable "voie" à celles et ceux qu'il acceptait dans son école, c'est à dire parallèlement à d'autres "voies" entendues comme cheminement ou recherche dans la connaissance de soi-même pour un meilleur rapport au monde, aux autres, au fond comme moyen de perfectionnement personnel.

Très sollicité et envié dans le monde des arts martiaux traditionnels pour le caractère novateur de son art, Me UESHIBA eut à résister à nombre de pressions pour y introduire la compétition, corrélativement à l'engouement général pour les disciplines sportives que connut cette époque. Y voyant une menace sérieuse à la fois pour l'esprit et le contenu de l'Aïkido, il s'y opposa farouchement. On peut dire que l'Aïkido du Maître UESHIBA, sans être à proprement parler une synthèse des arts martiaux traditionnels, en porte à la fois l'héritage et en prolonge les perspectives dans une démarche résolument originale et flexible : il n'a jamais codifié son enseignement ni répertorié de manière systématique ses innombrables techniques, enseignant davantage des principes et un mode de vie qu'un catalogue de clés ou de projections. Ce qui permit à chacun de ses élèves directs de construire son propre Aïkido et à la discipline dans son ensemble d'évoluer, constamment enrichie des apports des enseignants de haut niveau dispersés dans le monde entier. Les figures proéminentes de cette diffusion, et des grands styles d'Aïkido reconnaissables sont, outre le propre fils du fondateur, Kisshomaru UESHIBA, les Maîtres Morihiro SAÏTO, Gozo SHIODA, Minoru MOCHIZUKI, Kenji TOMIKI, Koichi TOHEI.



Le message légué par Morihei UESHIBA peut sans difficulté s'inscrire dans la tradition humaniste universelle. Pour lui, le bien commun ne pouvait ressortir que du perfectionnement incessant des qualités personnelles.
"Toutes les techniques enseignées par mes maîtres m'apparurent sous un jour totalement neuf. Elles devenaient maintenant des moyens pour cultiver la vie, la connaissance, la vertu et le bon sens, et non plus des moyens de projeter et d'immobiliser les autres ".
 

A l'issue de la guerre, l'Aïkido commença de se répandre dans le cadre du centre qu'il avait créé à Tokyo ("Kobukan", aujourd'hui devenu "Hombu Dojo"), et dont il avait confié la direction à son fils Kisshomaru. Morihei UESHIBA reçut de nombreuses décorations du Gouvernement japonais pour son oeuvre et la qualité éducative de son message. Il disparut le 26 avril 1969 à l'âge de 86 ans. 


Conformément aux voeux de son fondateur, l'Aïkido a commencé, à partir de la fin des années cinquante, à être répandu dans le monde entier par ses plus proches élèves Peuvent être cités, parmi beaucoup qui reçurent l'enseignement direct de Me UESHIBA : Me Koïchi TOHEI qui développa la discipline à Hawaï et aux Etats-Unis, Me Yoshimitsu YAMADA (Etats-Unis), Me Nobuyoshi TAMURA (France), Me Akira TOHEI (Etats-Unis), Me Seiichi SUGANO (Belgique), Me Hiroshi TADA (Italie), Me Kazuo CHIBA (Angleterre).L'Aïkido connut rapidement un large développement qui reçut le soutien de nombre de groupes et d'institutions politiques. 

Les connections de l'Aïkido avec la classe dirigeante japonaise datent des années d'avant-guerre où Me UESHIBA comptait parmi ses étudiants et soutiens nombre de personnalités influentes au plan politique et dans le milieu des affaires. Une Fédération mondiale d'Aïkido (International Aïkido Federation) vit le jour en 1976, sous la houlette de l'Aïkikaï de Tokyo, organisation qui connut un fonctionnement capricieux au gré de la création de groupes régionaux. Aujourd'hui, l'Aïkikaï de Tokyo est représenté par le petit-fils du fondateur, Me Moriteru UESHIBA.L'Aïkido fut introduit en France dès les années cinquante par Me Tadashi ABE (Marseille), bientôt rejoint par Me Masamichi NORO (Paris), et par un des pionniers français qui a séjourné au Japon (1955-1957) et étudié directement auprès de Morihei UESHIBA, accueilli dans sa famille même : Me André NOCQUET, qui a consacré sa vie à la diffusion de son message. Egalement, Me NAKAZONO a contribué à ce développement par plusieurs séjours en France dans les années 70.



L'Aïkido a connu une grande extension en France dans les vingt dernières années grâce à l'impulsion énergique de nombre d'experts formés au Japon, au rang desquels doivent être tout particulièrement distingués Me Nobuyoshi TAMURA (8ème Dan), Me Christian TISSIER (7ème Dan), et Me Gérard BLAIZE (7ème Dan). Au total, on estime à plus de soixante mille le nombre de pratiquants de l'Aïkido en France, toutes tendances ou écoles confondues.

Me TAMURA, élève direct du fondateur Morihei UESHIBA, est le Délégué officiel pour l'Europe de l'organisation mondiale de l'Aïkido ("Aïkikaï-So-Hombu") dont le siège se trouve à Tokyo. Il est également le Conseiller Technique National de la Fédération Française d'Aïkido et de Budo, et à ce titre, il supervise l'enseignement et la diffusion de l'Aïkido dans l'ensemble des Clubs affiliés à la FFAB qui se rattachent au courant dénommé "Aïkikaï". Un collège de 35 hauts gradés (6ème et 5ème DAN) le seconde dans cette tâche et assurent des stages dans toute la France chaque week-end.

 
 
 
 

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Origines

Publié le par julien coup

L'Aïkido est un art martial authentique et original qui fait partie intégrante de la " voie martiale " (BUDO). Il nous faut faire un peu d'effort pour essayer d'imaginer, à notre époque, tout ce qu'englobait ce concept de BUDO, développé au cours des siècles par la classe d'essence guerrière des BUSHI,catégorie qui englobait les fameux samouraïs, héros des films de reconstitution que l'on peut voir aujourd'hui En effet, jusqu'à la fin du XIXème siècle, le choix d'un homme de devenir BUSHI était un acte qui engageait sa vie toute entière, pratiquement sans retour possible vers d'autres modes de vie. 

La formation, s'étalant sur de nombreuses années, n'était pas limitée aux techniques proprement martiales, mais s'étendait à tout le champ de l'activité sociale : lettres, poésie, musique, faisaient également partie de l'éducation d'un véritable BUSHI...

Le BUSHI reste dans la conscience japonaise le modèle de l'homme parfait, accompli, éduqué au point de mépriser la mort, d'une fidélité totale à ses engagements personnels et vis-à-vis du clan dans lequel il s'insérait.
Dans la plupart des écoles de BUDO, l'entraînement était extrêmement rigoureux et éprouvant, tant sur le plan physique que moral, et rien n'aurait permis de penser que les BUDO(s) puissent être un jour considérés comme des activités sportives ou de loisir.

Le BUSHI devait maîtriser toutes les techniques de plusieurs disciplines martiales, à mains nues et aux armes, à pied ou à cheval : sa formation était donc très complète.
Sans provenir directement de cette classe de Samouraïs, le fondateur de l'Aïkido, Me Morihei UESHIBA, a reçu toute sa formation des maîtres qui dirigeaient ou héritaient de telles écoles, le plus souvent familiales, et s'est soumis lui-même pendant la majeure partie de sa vie à des entraînements et des épreuves très sévères. Avant l'âge de 30 ans, il maîtrisait déjà complètement les techniques d'armes traditionnelles comme la lance (Naginata), le bâton (Jo et Bo) ou le sabre (Ken), ainsi que les techniques de contrôle à mains nues (Jü-Jutsu).

C'est ce legs qui a donné naissance à l'Aïkido que nous connaissons aujourd'hui, riche d'un ensemble de techniques souvent d'origine très ancienne, que ce soit à l'aide d'armes ou à mains nues.

Pour cette raison, l'étude de l'Aïkido comprend celle du maniement, au moins élémentaire, des principales armes traditionnelles : JO (bâton remplaçant la lance), BOKEN (sabre de bois pour l'entraînement), TANTO (couteau ).

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Contact

Publié le par julien coup

Julien Gérald 2

Pour me contacter:  Soit par email à  aikido.argenteuil@laposte.net  ou au 06.12.65.53.35

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Stage avec Suga Sensei

Publié le par julien coup

Les 16 et 17 juin aura lieu le stage de fin d'année avec Toshiro Suga Sensei,7ème Dan

Horaires :
De 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 17 h 30 le samedi 16 juin 2007

De 9 h 30 à 12 h 30 le dimanche 17 juin 2007, suivi d'un pique-nique qui aura lieu à la piscine d'Herblay à partir de 13 heures.

Dojo régional d'Herblay
Chemin de Chennevières
95220 Herblay

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