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Quand l'Ego frappe à notre porte.

Publié le par julien coup

 

Un chemin vallonné

 

    Que ce soit avec Tamura senseï, Hino senseÏ, Kono senseï, Kuroda senseï parfois lors d'un stage un sentiment de frustration peut s'emparer de nous tant le fossé peut sembler infranchissable. 

 

    Parfois le ressenti est positif, les techniques arrivent plus ou moins à venir sans "difficulté" et d'autres fois, au contraire, rien ou presque ne passe.

 

          La voie que l'on emprunte dans les budos ressemble en ce sens à un chemin vallonné oscillant entre des phases ascendantes et descendantes. En général lorsque l'on commence à se sentir trop à l'aise c'est qu'on arrive en haut de la côte et la descente s'amorce avec les remises en questions qui affluent.          

 

Hiroshige11_hakone.jpg

 Hakone par Hiroshige extrait des 53 stations du Tokaïdo


          A la différence des sports de compétition où l'entrainement vise à la performance et où l'Ego est facilement nourri, dans les budo, dans les bujutsu, l'essentiel du travail, dans l'idéal, consiste au contraire à tenter d'effacer l'Ego pour laisser la technique jaillir, sans pensée, Mushin no shin. Voici ce qu'en dit le maître zen, Takuan Soho

 

    "L'esprit devrait toujours être dans un état de fluidité, lorsqu'il s'arrête sur quelque chose le flux est interrompu et c'est l'interruption qui est préjudiciable au bien-être de l'esprit. Dans le cas d'un sabreur, cela signifie la mort. Quand le sabreur se tient devant son adversaire, il ne pense pas à son ennemi, ni à lui-même, ni aux mouvements du sabre de son adversaire. Il se tient juste là avec son sabre, qui oubliant toute technique, est prêt à suivre uniquement ce que lui dicte le subconscient. L'homme s'est effacé en maniant le sabre. Quand il frappe, ce n'est pas l'homme mais le sabre dans les mains du subconscient de la personne, qui frappe."

 

        Je ne crois pas me tromper en avançant que nous retombons facilement dans un model compétitif à "l'insu de notre plein gré"...et lentement mais sûrement l'ego reprends le dessus. Comment tourner ce va et vient incessant à notre avantage?

 

 

De l'expérience né le progrès

 

    Transformer notre expérience négative, frustration née de la volonté de réussir, de faire, en énergie positive pour progresser dans la volonté de ne pas faire, d’agir sans vouloir agir…

 

Contrôler l’Ego? Le laisser s’exprimer? L’utiliser? Qu’en est il au final?

 

    

      On parle de lui comme de l’ennemi juré dans les arts martiaux, dans la méditation, au fond si comme si nous devions lutter en permanence contre nous même. Doit-on absolument chercher à faire taire cet Ego? Est ce là le sens de notre pratique? Plutôt que de combattre contre soi même, et par extension contre les autres, ne serait-il pas plus utile de trouver un terrain d’entente? Un Equilibre? 


 

 

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Yin et Yang en Chine, In et Yo au Japon symbole de l'équlibre entre le vide et plein, la volonté et son absence... 


 

    C’est un peu le sens de la recherche martiale. Trouver un moyen d’harmoniser l’esprit et le corps afin d’obtenir une utilisation optimale de nos fonctions? Enlever les tensions inutiles du corps, souvent liées à celles de l’esprit, afin d’unifier notre pensée et notre mouvement. Peut-être est-ce un peu cette idée quand on parle de « Non-pensée »? Non pas un état où plus rien ne passe car sans cela l’action n'existe pas mais un état où étant uni aux mouvements du corps l’esprit se tait, accompagne et guide silencieusement.

 

      Bien évidemment il s'agit d'une réflexion personnelle sur un sujet complexe, intangible. C'est une piste que j'ai développée autour de ma propre expérience et je tenais à la partager. Plutôt que de m'énerver de mes échecs dans la pratique j'essaye d'apprendre d'eux. J'ai l'impression d'être plus habile avec le temps mais peut être est-ce encore un tour de l'Ego...


 

   

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Tour de Lego... 

 

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Retour sur le premier stage Shinbukan donné par...

Publié le par Julien Coup

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Le yoga de la lutte - ...

Publié le par Julien Coup

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Stage Aïkido Argenteuil http://t.co/GLCgYLWKjU

Publié le par Julien Coup

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stage à Herblay les 26 et 27 Octobre

Publié le par julien coup

Au cas où vous auriez loupé l'information :)

 

Isseï donnera un stage en commun avec Farouk Benouali ce weekend.

 

Voici l'affiche du stage:

 

 

Issei-et-Farouk---octobre-2013.jpg

 

     Je vous encourage à aller à leur rencontre vous découvrirez deux approches différentes dans la forme et complémentaires dans le fond.

 

Si je connais peu Farouk, Isseï est ami de longue date avec qui je m'entraine depuis plus de dix ans et dont j'ai pu apprécier l'évolution. Il fût et reste (aux rares occasions que j'ai de me rendre à Herblay!) un de mes modèles dans la pratique que j'essaye sans cesse de rattraper mais qui a toujours un train d'avance^^. 

 

 

 

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Hors-série Aïkido n°2 "Spécial Japon", Dragon...

Publié le par Julien Coup

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6 ans déjà http://t.co/X3Ak5EdopY

Publié le par Julien Coup

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Shuriken jutsu

Publié le par julien coup

 

     Cela fait 4 ans que j'ai débuté l'entrainement aux shurikens après avoir vu Kono senseï faire une démonstration à Herblay lors d'un master class. J'ai commencé avec des petits shurikens qui ressemblaient plus à des clous de chantiers...depuis ma collection s'est agrandie.

 

     C'est un entrainement assez addictif, on prend vite goût à la satisfaction ressentit quand le shuriken se plante dans la cible. Je l'aurais cependant laissé de côté si il s'agissait uniquement de planter des clous! 

 

 

Kono-Yoshinori-Kumamoto-7-octobre_082.jpg

Kono Yoshinori démontrant la façon de tenir qu'il a dévellopé à partir du style de l'école Negishi ryu. On peut aussi voir la spécificité des shurikens qu'il utilise. Photo empruntée à Léo:)

 

Repousser les limites :

 

          Quand je m'entraine j'essaye d'avoir toujours à l'esprit que ce n'est pas le résultat mais comment l'améliorer qui est important. Ainsi dès que j'arrive à lancer à une distance et à être près du 100% de réussite j'augmente cette dernière (je précise que je m'entraine dehors ce qui est mieux pour les meubles et les murs^^).      

 

 

30072013286.jpg

shuriken réalisé par un ami

 

     Kono senseï est devenu mon mentor dans cet entrainement solitaire et lors des master class en France, au Japon, j'essaye toujours de capter le maximum d'informations. Il a d'aiileurs assez peu de limites! Il est capable de lancer en courant, en avançant, en reculant, en chutant, en se retournant, de la main gauche comme de la droite, à l'envers et de côté...bref un peu comme il veut!

 

Suivant son exemple j'essaye de varier régulièrement les situations, je teste des choses nouvelles qui viennent ou pas enrichir mon travail. L'idée étant comme le titre l'indique de repousser les limites en s'autorisant à commettre des erreurs si besoin.

 

 

Trois étapes :

 

     J'ai pour le moment marqué trois grandes étapes dans l'évolution de cet entrainement solitaire.

 

     La première est d'être capable de lancer de plusieurs façons sans se préoccupper de la manière dont arrive le shuriken dans la cible. 

 

     La seconde étape est ensuite de planter le shuriken droit, à l'horizontal. En observant Kono senseï j'ai réalisé au fil du temps que la plupart de ses shurikens arrivés parfaitement droit dans la cible et ce peu importe la distance.

 

     La troisième étape dans cette logique d'évolution est donc d'être capable de viser en plus des cibles restreintes (d'une dizaines de centimètres). C'est très compliqué et je suis loin d'en être capable au delà d'une certaine distance!

 

 

30072013281.jpg

 

 

Un partenaire invisible :

 

     Tous les pratiquants un tantinet chevronnés qui poussent l'entrainement au delà des frontières du dojo et en solitaire notamment connaissent les difficultés relatives à celui-ci. Lorsque l'on s'entraine seul il est parfois difficile de savoir si l'on est sur la bonne voie. Un avantage avec le Shuriken est qu'il reste un ami fidèle et impitoyable! On sait tout de suite en fonction du but fixé si c'est correct ou pas.

 

     C'est également un excellent moyen de travailler l'utilisation du corps dans son ensemble et de sentir quelle partie suit ou est en retard, quelle tension inutile est générée, quel muscle est trop ou pas assez utilisé. 

 

     Pour être capable de viser à 8 mètres ou plus l'utilisation seule du bras ne suffit plus et cela demande de développer un écoute profonde du corps et de ses réactions si l'on veut pouvoir réussir. Sans cette harmonie qui transparait quand on observe Kono senseï il est impossible d'atteindre ce niveau. 

 

     Pour terminer voici une vidéo assez connue extraite d'un DVD de Kono senseï où l'on voit nettement grâce à un shuriken peint en blanc la trajectoire impeccable qu'il arrive à lui donner et la position horizontale en parfaite harmonie avec l'inclinaison de la cible à la fin.

 

 

 

 

Pour plus de détails je vous conseil également à l'interview faite par Léo "Shurikenjutsu par Kono Yoshinori"

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Interview de maitre Kuroda (partie 2)...

Publié le par Julien Coup

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L'école du combat sans arme (2)...

Publié le par Julien Coup

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