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L'Aïkido en quelques mots.

Publié le par julien coup

L'Aïkido


Un art martial d'auto défense

A première vue l'aïkido est un art martial d'auto-défense qui consiste à se servir de l'attaque de l'adversaire à ses dépends pour pouvoir retourner son geste contre lui même et ainsi le contrôler sans douleur (ou presque selon les cas...). Pour ce faire nous apprenons un large éventail de techniques sur différentes attaques à main nues ou aux armes. Cela doit se faire en souplesse sans jamais forcer sinon on se heurte à la force de l'adversaire et cela devient un simple combat de rue.

Un art bon pour la santé mentale et physique

Lorsqu'il est pratiqué correctement l'aïkido permet de relâcher les tensions accumulées au long de la journée, de se dépenser en aidant à se détendre et pas a se contracter comme lors d'un combat de boxe par exemple. Il permet d'améliorer la condition physique en aprenant à respirer naturellement sans s'essouffler. Il peut aussi aider les gens qui ont des problémes de dos, par exemple, en apprenant à se tenir bien droit tout en étant relaché ou par ses nombreux déplacements circulaire qui assouplissent la colonne vertébrale. 
Petit à petit nous aprenons à maitriser notre corps, nos réactions et par la même notre mental car l'un ne vas pas sans l'autre. Ainsi il permet de faire face aux ennuis de la vie quotidienne en aprenant le contrôle de soi. 

L'étiquette ou reïshiki

L'étiquette permet d'enseigner aux jeunes comme aux plus âgés le respect de soi et des autres en mettant des régles à l'intérieur du dojo qui permettent de structurer la pensée de maniére ordonnée car pour qu'un dojo fonctionne bien chacun doit y mettre du sien. Nous aprenons à faire les choses comme il se doit dans une atmosphére de détente et respectueuse.

Un Art accessible à tous

Il n'y a pas de limite d'âge pour la pratique, de 7 à 77 ans l'aïkido peut se pratiquer sans heurt et sans danger si il est correctement enseigné. Il y a même de nos jours un certain nombre de personnes aux handicapes légers qui se sont lancés dans cette discipline.

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kono Yoshinori Senseï

Publié le par julien coup

Kono Yoshinori Senseï

 


Nous partons en train puis en bus, et à pieds,  pour nous rendre dans la banlieue où vit Kono Senseï. Léo nous a informé qu’il nous reçoit chez lui dans son dojo privé (que j’ai déjà vu en vidéo et qui n’est pas très grand, ambiance très confidentielle). Léo ne s’y ai jamais rendu et nous trouvons avec quelques difficultés, heureusement nous sommes partis suffisamment en avance pour arriver ... juste à temps.

Sa maison n’est pas directement indiquée et c’est après l’avoir appelé qu’il nous attend avec son fils devant chez lui, sans quoi nous serions passé devant sans rien remarquer.

Il nous reçoit donc dans son Dojo privé, là où il recherche lui-même pour toujours s’améliorer, autant dire que c’est un endroit assez intime, cette impression est renforcé par l’étroitesse des lieux. Enfin il doit y avoir 15 tatamis soit pour le Japon un par personne pour chuter et nous sommes dix alors ça vas!


Au départ il ne parle pas trop, il attend nos questions. Mieux vaux preciser que Kono Senseï n'enseigne plus aujourd'hui sauf lors de séminaires occasionnels où il conseil, comme Hino senseï, fréquemment des athlètes, des joueurs de foot, de baseball…. En fait son étude est basé sur les même grands principes d’utilisation du corps de la manière la plus efficace et sans force etc. Kono senseï a longtemps étudié l’aïkido alors forcément la compréhension de son travail est un peu plus facile. Attention, je ne parle qu’intellectuellement parce que pour réussir à faire ce qu’il fait il faut ajouter une grosse dose d’entraînement à la compréhension.



Toujours est -il qu’au fur et à mesure que le temps passe et que nous l'interrogeons, il nous montre de plus en plus de chose, son shiko en suwariwaza est incroyable on dirait à le voir qu’il est sur un tapis roulant; des techniques d’aïkido appliqué sur des saisies peu commune, son lancer de shuriken qu’il peut planter tout en se déplaçant à n’importe quelle distance. En clair c’est un moment très enrichissant. Puis pour finir il nous offre le thé et des petits gâteaux très bons, nous avons encore le temps de lui poser pleins de questions.



En tout je crois que le cour devait être de 2 heures et nous avons dû rester au moins 3 heures et demi en la compagnie de Kono senseï. Il a même tenue à nous raccompagner jusqu’au pont prés de chez lui, ça paraît insignifiant mais c’est par ce genre de petites attentions que l’on est parfois le plus touché, et le Japon c’est aussi ça. C’est amusant car même dans le commerce il existe ce genre de petites attentions (on remplit le verre dés qu’il est vide, on propose toujours a manger avant la fin du service afin que le client ne soit pas déçu, j’ai même étais très surpris car certains restaurant s’ils sont pleins vous proposent de vous rappeler sur votre mobil dés que les places sont libres si vous en connaissait un sur paris qui fait cela, à part les quatre étoiles faites moi signe!) mais d’un côté il y a une prestation monétaire et quantifiable de l’autre lorsqu’un maître vous consacre du temps comme tous ceux que nous avons vu l’ont fait, qu’ils vous invitent au restaurant, qu’il vous raccompagnent… la valeur de l’échange vous rend toujours redevable et ce n’est même pas quantifiable, pour autant c’est bien plus agréable car on entre dans un échange très humain.

                
Au début c’était comme s’il voulait un peu voir nos motivations puis il s’est lui-même pris au jeu et nous a montré des tas de technique dont mon corps doit mieux se souvenir que ma tête. Il nous montrait a chacun d’entre nous pour que tout le monde comprenne bien.

On ne se rend pas bien compte mais en tant que pratiquant d’arts martiaux et « professeur » à notre niveau, être invité par un maître chez lui, dans son dojo privé qui est une partie de sa maison, recevoir autant de techniques, être si bien accueilli c’est quelque chose d’impensable.

Nous avons vraiment eu beaucoup de chance et je compte bien renouveler l’expérience dés que possible!


Voici deux videos de Kono Senseï  sur la deuxième vous pouvez voir son shikko vraiment incroyable!

 

 

 

 

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Le Master Tour (1) Akira Hino Senseï

Publié le par julien coup

     

           Je suis allé au Japon pour la première fois en Avril dernier. Trois semaines au total. Je n'ai pas pris de notes sur les détails du voyage (je le ferai la fois prochaine), ça ne m'a d'ailleurs même pas traverser la tête tellement j'étais absorbé par le rythme assez soutenu que nous avions!
En fait ce n'était pas à proprement parler un voyage à visé touristique mais un "Master Tour" que nous avons fait.
Nous sommes partis voir en tout cinq maîtres différents, cinq enseignements riches et subtils, cinq personnages passionnés ayant consacré leur vie aux arts martiaux et dotés d'une générosité incroyable. Je vais essayer ici de décrire l'ambiance, les entraînements, les sensations que j'ai eue en parlant de chacun d'entre eux un à un. Je tiens à préciser que je n'opère pas ici une classification dans leurs pratiques respectives car elles sont toutes riches et différentes comme je l'ai déjà dit ainsi je n'ai pas choisi un ordre de présentation particulier. .

Akira Hino Senseï

C'est le premier Senseï que nous avons rencontré en arrivant au Japon, le premier jour. J'avais déjà eu la chance de suivre son enseignement lors d'un stage à Herblay en Mars dernier. C'est un maître renommé au Japon et beaucoup de gens viennent le voir pas seulement venant des arts martiaux mais également des danseurs, des athlètes... Il a commencé les arts martiaux pour perfectionner son jeu de batterie car il est avant tout musicien. Physiquement il n'est pas impressionnant, il doit mesurer dans les 1m65 et peser peut être 50 kilos, ce n'est absolument pas un problème car sa pratique ne repose pas sur l'utilisation de la force mais sur celle de la souplesse et du relâchement. Il travail aussi sur l'intention, pour réussir à réagir avant que l'attaque ne soit développée. C'est intéressant mais difficile.



Nous sommes d'abord allé le voir dans une salle à Osaka où il donne un cours le Lundi soir dans une petite salle de théâtre située en sous sol d'un immeuble. Là nous avons pu pratiquer avec ses élèves c'était un moment agréable et enrichissant. Il y avait parmi eux un pratiquant de combat libre, un 5éme dan de Karaté Shotokan, un militaire et bien d'autre personnes venus de tous horizon. Car Hino Senseï enseigne de manière ouverte et ne s'appuie sur aucune "forme type", je vais le citer pour être plus clair :
"La difficulté est que parmi les gens qui viennent étudier avec moi il y en a beaucoup qui arrivent avec des objectifs très divers. Ils cherchent à étudier des principes qu'ils pourront utiliser dans la danse, le Kick-boxing, le combat libre ou d'autres arts martiaux.
Si on pratique les katas il faut le faire scrupuleusement pour que cela ait un sens. Il est plus simple pour moi de leur enseigner le mécanisme d'utilisation du corps avant d'enseigner le kata à ceux qui approfondiront leur pratique. Au départ j'enseigne donc surtout les principes qui sont ensuite pratiqués sous forme de katas par les anciens." ceci est extrait de l'interview mise en lien sur tsubakijournal et publié dans le magazine Dragon par Léo Tamaki.

Ainsi son enseignement vise avant tout à changer l'utilisation de notre corps en travaillant des principes trop souvent méconnus et pourtant essentiels si l'on veut pratiquer "souplement et relâché".

Puis le jour suivant nous sommes partis au Hino Budo Isntitute dans les montagnes de Wakayama, c'est son dojo et sa maison. Il a lui même tout construit avec l'aide de quelques ushi deshi au départ pour au final se retrouver à deux, lui et sa femme. C'est une grande maison en forme octogonale, avec une pièce centrale qui sert de dojo, des tatamis sont mis de côtés prés à être utilisés. Autour de la pièce centrale et sur deux étages dans chaque angle de l'octogone se trouve une chambre, un studio de répétition, une cuisine, des bains japonais traditionnels,au total 16 pièces assez spacieuses de surcroît. Il en a eu pour dix ans à le finir et quand on voit le résultat on se dit que ça vaut la peine d'être patient!! L'intérieur est en bois importé en grande partie des États Unis par bateau. C'est très joli, ajouté au calme des montagnes, l'intérieur en bois confère au lieu une grande sérénité.

Nous devions rejoindre Hino Senseï au dojo mais comme il s'agit d'un endroit isolé il n'y a que deux bus par jour.... alors nos chemin se sont croisés à la gare routière. Le voir sur un tatami et à l'extérieur ne change pas vraiment son attitude reste toujours décontracté, souriante tout en étant toujours présente.

Dés notre arrivée nous sommes allés nous changer puis avons commencer l'entraînement, en keikogi. Comme nous sommes tous pratiquants d'arts martiaux son cour était accès sur la pratique martiale et l'utilisation du corps dans les arts martiaux. Ensuite nous sommes passé à table pour déguster une repas traditionnel familial typique japonais très gentiment concocté par sa Mme Hino. Là nous discutons un peu, nous lui posons des questions sur son travail que Léo ou Isseï traduisent pour nous. Il nous explique qu'avant d'arriver là où il en est aujourd'hui il s'est énormément entraîné (souvent plus de 12 heures par jour!). Après le repas nous reprenons l'entraînement en tenue de ville, assez inhabituel mais très agréable!


Nous avons passé deux jour en sa compagnie cela fût vraiment une expérience très enrichissante. Je suis pratiquant d'aïkido à l'origine mais même si ce que fait Hino Senseï n'est pas de l'aïkido, les principes qu'il utilise en sont très proches, du moins de la vision que j'ai de l'efficacité dans les arts martiaux de type Ju (souple). Cependant si je dois citer ce qui m'as le plus marqué chez Hino Senseï c'est son travail sur l'intention lorsqu'il vous fixe dans les yeux il se passe quelque chose d'assez spécial. Il arrive à déterminer dés le départ l'intention de celui qui l'attaque, attention c'est ce que j'en ai compris pas l'explication officielle, il est attentif au moindre sourcillement ou mouvement et réagi dés le départ. C'est le point qui m'as le plus marqué mais l'ensemble de son travail est très intéressant. En l'observant on s'aperçoit vite que c'est quelqu'un qui a beaucoup combattu.

Le voyage a donc très bien commencé.

Voici un quelques liens pour expliquer mes propos en images.

-  link 1
link 2
link 3

 

Je tiens à préciser que les exercices où on le voit déséquilibrer quelqu'un avec le regard ne sont qu'un entraînement sur la concentration et le potentiel du regard. C'est à dire qu'il ne s'agit pas de juste fixer n'importe qui dans la rue pour le faire chuter, ce n'est pas de la magie. Mais Hino Senseï comme je l'expliquai plus haut à une capacité lorsqu'il vous fixe droit dans les yeux quasi "magnétique" et il arrive à vous "immobiliser" si je puis me permettre. En agissant de la sorte il vous enlève un cours temps de réaction, infime, quelques centiémes de seconde mais c'est déjà trop. C'est ce qu'il démontre ici. Donc ne vous méprenez pas sur les qualités d'un grand senseï qui n'est absolument pas un charlatant comme il en existe malheureusement beaucoup. Enfin les autres vidéos devraient suffire à vous convaincre.

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