Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Y a-t-il un âge pour commencer l'Aïkido?

Publié le par julien coup

Si nous parlons d'un âge limitatif oui disons 10ans pour les enfants car sa pratique nécessite une compréhension globale et une attention que l'on ne possède pas toujours avant cet âge.

En revanche concernant quelqu'un d'un âge avancé non il n'y pas de limite car chacun pratique à son rythme et en fonction de ses capacités. La preuve en est que tous les grands maitres sont en général des personnes plutôt âgées qui ne cessent de nous surprendre par leurs capacités extraordinaires. C'est d'ailleurs là un des intérêts principaux de l'Aïkido, le fait qu'il conserve et prolonge la santé si on le pratique correctement.


Excepté un gros handicap physique rien n'empêche de venir pratiquer. Il ya bien un senseï qui pratique avec une prothése au genou! Cela nécessite bien entendu d'adapter sa pratique aux contraintes qui sont imposées mais il en va de même pour tous car l'entrainement ne sera pas le même si l'on pratique bien au chaud au dojo sur des tatamis somme toute fort confortable ou en extérieur sur un sol un peu rigide...Au final en Aïkido on apprend avant à s'adapter à n'importe quelle situation alors n'hésitez pas à vous lancer.

Voir les commentaires

le travail d'uke

Publié le

Définir le rôle d'Uke n'est pas chose facile et en écrivant à ce sujet je m'expose à une certaine critique, c'est la première remarque que m'as fait mon professeur...Mais étant moi même jeune enseignant, j'écris avant tout cet article pour mes élèves.
images-copie-1.jpg
Je tiens tout de suite à préciser que le but de cet article n'est pas d'alimenter le débat sur "la meilleur façon de pratiquer" ou sur "la forme d'aïkido la plus efficace". Je ne me situe absolument pas dans ce débat partant du principe que le choix que l'on fait de recevoir un enseignement plustôt qu'un autre se fait en fonction de nos motivations intérieures différentes à chancun d'entre nous. 

Je ne crois pas qu'il y ait une pratique plus efficace qu'une autre [personne n'est sans faille:)] mais plustôt que l'essentiel est le coeur et la joie que l'on met à s'entrainer qui en fondent la qualité. Tant que lon s'entraine correctement et sincérement n'importe quel art martial est efficace.

Je commencerai donc par donner la signification du terme "Uke" en aïkido puis je m'étendrai sur le sens du rôle que doit avoir ce dernier où du moins, le sens que je lui donne au travers de l'enseignement que j'ai reçu et que j'essaye de transmettre à mes élèves.
images-copie-2.jpg
Uke en aïkido porte le sens de "recevoir" comme on le retrouve dans "ukemi", la chute, qui trop souvent est considéré par les débutants comme une "défaite", percevant ce rôle comme celui d'une "victime" qui subit une technique réalisé par un Tori  tout puissant... C'est à mon avis une erreur. Uke, par extension ukemi, signifie "recevoir" non de maniére passive mais plustôt active en se protégeant, en restant "centré" par rapport à tori, en gardant à l'esprit que la technique peut être retournée à tout moment ("kaeshi waza" contre technique).

Kotaï, Jutaï, Ryutaï, Kitaï

Lorsque l'on débute on conseil de s'entrainer de maniére solide "kotaï" pour pouvoir fixer les bases des techniques, des déplacements etc, pour autant cela ne veut pas dire rester raide, "dur". Puis en évoluant on passe à un travail plus souple "jutaï" qu'il ne faut pas confondre avec de la complaisance. Viennent ensuite le niveau où l'on bouge dés que l'attaque commence sans aucun arrêt dans la technique "ryutaï" et celui où l'on "guide le partenaire dés que nait son intention" "kitaï" ( extrait de l'excellente interview réalisé par Léo Tamaki pour le magasine Dragon n°22 sur Me Tamura Nobyushi, L'aigle de l'aïkido ).
images-copie-3.jpg
Le travail de uke dans ces conditions dépend naturellement de son niveau (rappelons ici que je parle surtout dans le cas de débutants) mais dans tout les cas il ne faut pas chercher à bloquer pour juste pour le plaisir ou se laisser faire passivement. Il faut rester "présent" être toujours vigilant (zanshin) pour pouvoir comprendre la direction que tori va prendre et ainsi dévelloper cette attention permanente qui fait la qualité des grands maitres (même si nous en sommes trés loin).

A tout moment il faut pouvoir sentir le relâchement dans la technique de tori, savoir trouver les ouvertures permettant de reprendre le dessus ou réussir à annuler l'efficacité de son mouvement par la souplesse.

Dans les écoles traditionnelles c'est souvent le plus ancien qui prend la place d'uke car il peut ainsi montrer les défaillances dans la technique de tori, il peut le guider sur la bonne voie. Bien entendu les rôles s'inverse mais c'est un bon moyen d'apprendre.

En aïkido les deux sont vrai et c'est en recevant la technique, en étant souple et vigileant que l'on apprend le plus. On dit souvent que uke et tori doivent être en "harmonie" , "awase" ou ne faire qu'un, il ne doit pas y avoir de décalage entre les mouvement du tori et du uke. Tori doit avoir la sensation "d'avoir les mains dans l'eau" explique souvent mon professeur. Je pense que c'est une image assez parlante sur l'attitude attendue d'uke.

J'ai cependant la sensation qu'en aïkido, du moins pour un débutant qui n'as jamais fait d'art martiaux, l'apprentissage du rôle de tori passe dabord par celui de uke et non l'inverse. 

Je concluerai cet article en vous souhaitant bon entrainement :)!

  •  

Voir les commentaires