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Suwari waza, Hanmi Handachi waza, Tachi waza

Publié le par julien coup

En Aïkido on utlise trois positions différentes pour l'entrainement. Il s'agit de Suwari waza , Hanmi Handachi waza et Tachi waza.

Suwari waza
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Ce travail est pour ainsi dire la base en aïkido car il nécessite une justesse dans le déplacement du corps avec laquelle on ne peut pas tricher. La position correcte s'execute avec un genou devant et l'autre de côté de la même façon que l'on se tient en tachi waza (position des pieds triangulaire: San kaku).
Pour se déplacer correctement le pratiquant doit mettre en usage sa perception de la gravité, il doit développer une attention constante quant à sa position. Pour être plus précis si l'on est trop penché vers l'avant à force de se deplacer ainsi les genoux vont s'esquinter. Si l'on est trop en arriére sur les appuis alors on est en déséquilibre.
Suwari waza demande un relachement et une souplesse minimale du bassin, le pratiquant doit apprendre à se mouvoir autour de l'axe de la colonne vertébrale. On dit souvent que c'est un travail plus difficile car il n'est pas possible de "tricher" comme en Tachi waza. 

Hanmi Handachi waza

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Dans cette forme de travail Uke attaque debout et Tori est à genoux. C'est un travail assez difficile et il est nécessaire d'être déja avancé pour s'y entrainer. De la même maniére que Suwari waza ce travail demande encore plus de precision car il faut en plus amener Uke au sol. Mais cela nécessite aussi un Uke disponible je reviendrai sur ce point lors d'un prochaine article sur le rôle d'Uke et de Tori.

Tachi waza

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Cette forme de travail est la plus "classique" on la retrouve dans tout les arts martiaux à mains nues (karate, judo, ju-jitsu...) contrairement aux deux autres formes précédentes que l'on peut trouver sous forme de kata dans certaines formes de jujitsu mais pas dans la plus part des arts martiaux et pas avec autants de déplacements.
Pour notre société occidentale c'est aussi la forme la plus logique car on ne se déplace jamais à genoux.
Il apparait donc que Tachi waza est plus facile d'accés à un pratiquant débutant c'est d'ailleurs la forme qu'il apprendra en premier puis lorsque son corps sera plus disponible il s'essayera au travail de Suwari waza.
Comme il est expliqué au début ce travail laisse à l'élève la possibilité de "tricher" c'est à dire de compenser un mauvais déplacement par un ajustement des jambes indépendament du reste du corps, ou d'utiliser la force plus facilement. En Suwari waza si le deplacement n'est pas juste la technique ne peut fonctionner ni être compenser.

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Irimi et Atemi

Publié le par julien coup

Irimi.
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Il est courant de dire qu'en Aïkido on utilise la force de son partenaire. C'est "Irimi", prendre le centre de son partenaire, le déséquilibrer et l'amener où l'on veut qu'il aille sans utiliser la force musculaire.

Atemi.
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Un "Atemi" est un coup porté, coup de tête, de genoux, de coude , de pieds, poings...
En Aïkido ils ne sont jamais portés mais l'on doit pouvoir s'assurer que l'on peut en mettre un à tout moment. Cela indique que l'on est bien placé par rapport à son adversaire.

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Le hara ou le centre

Publié le par julien coup

Le pratiquant d'Aïkido développe progressivement une posture décontractée dans laquelle il cherche à placer l'essentiel de sa gravité vers son centre physiologique situé dans le bas de l'abdomen ("Seika-Tanden"). La gravité n'est ainsi plus une force à surmonter, mais sert au contraire de support et contribue à stabiliser la posture. Le résultat est qu'un mouvement même banal devient gracieux et ne demande que très peu d'énergie. Les effets de cette attitude et de cette prise de conscience de son "centre" sont aussi bien à mesurer sur le plan physique que mental.
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De surcroît, mis en application dans la vie quotidienne, de tels principes accroissent la vitalité, aiguisent les sens, et l'on se sent moins vulnérable aux irritations et menues contrariétés. Cet état est qualifié au Japon comme celui d'une personne qui possède un bon "Hara", ou qui est dotée d'un bon "Ki" (énergie vitale qui doit constamment circuler librement dans tout le corps). C'est la manifestation de cette qualité fondamentale qui permet à l'étudiant en Aïkido de développer son meilleur potentiel dans tous les domaines de la vie.

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